Catarina et la beauté de tuer des fascistes

Catarina et la beauté de tuer des fascistes
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Catarina oder Von der Schönheit, Faschisten zu töten

Tiago Rodrigues, Mateja Koležnik

Cette famille portugaise a une tradition inhabituelle : chaque année, le 19 mai, jour anniversaire de l'assassinat de l'ouvrière agricole Catarina Eufémia par les sbires de la dictature, un fasciste est tué. La journée commence toujours par une fête familiale joyeuse et se termine par l'exécution d'un délinquant. Il s'agit apparemment de venger une injustice. Mais cet été, la famille est en ébullition. La jeune génération remet en question ce qui est célébré depuis trois générations. Une fille, végétalienne, refuse désormais le festin (pieds de porc selon la recette familiale), tandis qu'une autre rejette le rituel de l'exécution et doute que la violence puisse être un moyen légitime de défendre la liberté et la démocratie.

Critiques

  • Libération
    par Eve Beauvallet

    et d’orange et huées : en Allemagne, l’étonnante bronca contre la pièce de théâtre

    Depuis sa création, l’œuvre de Tiago Rodrigues sur la légitimité de la violence politique est régulièrement chahutée, comme samedi 14 février, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Une levée de boucliers dans la lignée des débats actuels dans l’art sur la représentation de l’extrême droite.

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  • Entrevue
    par Rédaction

    À Bochum, des spectateurs envahissent la scène après la tirade d’un personnage fasciste

    La première de Catarina et la beauté de tuer des fascistes, le 14 février 2026 au théâtre de Bochum (ouest de l’Allemagne), a dégénéré en pleine représentation. Au cœur de l’incident : un long monologue prononcé par un personnage d’extrême droite...

  • Le Figaro
    par Benjamin Puech

    Huées, jet d’orange... Une pièce du directeur d’Avignon sur le fascisme perturbée en Allemagne

    Écrite par Tiago Rodrigues, l’œuvre Catarina et la beauté de tuer des fascistes a entraîné des débordements dans le théâtre de Bochum. La production s’attendait à des « réactions », pas à ce degré de violence.

  • France Info
    par Sébastien Baer

    En Allemagne, le monologue d'un personnage d'extrême droite provoque des scènes de violence dans un théâtre de Bochum

    L’un des acteurs a été hué par une partie du public pendant sa tirade. Il jouait le rôle d’un fonctionnaire nazi et son interprétation a fait bondir de leurs sièges certains spectateurs.