La pièce, fascinante par sa rigueur formelle, s’autorise une lecture de l’écrivain japonais qui dissout son geste politique dans la pure esthétique, un geste critique qu’il convient d’interroger plutôt que de simplement saluer.
Emportés dans l’énergie de la mise en scène de Jean-François Sivadier, les comédiens de Tout est calme dans les hauteurs éblouissent par leur art du dérapage contrôlé.
Illusion d’être parvenu au sommet du monde et de soi, tout près du précipice.
Pourtant Jean-François Sivadier le prend au pied de la lettre et jusque dans la scénographie où sur le plateau tout respire le confort bourgeois et l’assurance intellectuelle. Un faux-nez que tout cela.
Le metteur en scène magnifie la pièce de l'Autrichien « Tout est calme dans les hauteurs », satire au vitriol du monde littéraire et d'une bourgeoisie germanique antisémite.
Avec Uma Luz Cordial, lCarolina Bianchi referme la trilogie Cadela Força. À l’approche de la création, elle revient sur une recherche où le geste d’écrire engage autant le corps que l’imaginaire.
Avec Tout est calme dans les hauteurs, de Thomas Bernhard, Jean-François Sivadier pousse loin l’ironie et l’humour pour dénoncer une idéologie toujours vivace.
Tiago Rodrigues tente de mettre à nu le coeur battant de son théâtre, celui d’une perméabilité particulièrement forte entre ces deux univers qui, à force de s’imbriquer, se transfigurent autant qu’ils se lestent l’un l’autre.
La metteuse en scène et comédienne Isabelle Lafon a créé le spectacle "Cavalières" il y a deux ans, il continue de tourner et de grandir. Ce sont quatre femmes sur scène, quatre mondes, et une nouvelle idée de faire communauté.
Chez Thomas Bernhard, les sommets ne sont jamais des lieux d’élévation. Plus on grimpe, plus l’air se raréfie, plus les certitudes deviennent toxiques.Amau
Nicolas Bouchaud et Nora Krief campent ce couple ubuesque, monstrueux de suffisance, dans l’une des toutes premières comédies cruelles de Thomas Bernhard. Jouissif, explosif, mais un peu trop long.
Jean-François Sivadier met en scène « Maître », une pièce de Thomas Bernhard, bernhardiissime. Avec une belle distribution exquise emmenée par Nicolas Bouchaud et Norah Krief. Jubilatoire.
Dans Tout est calme dans les hauteurs, de Thomas Bernhard, le comédien s’amuse à mettre en pièces la fatuité d’un écrivain, génie autoproclamé et couvert d’honneurs. Redoutable et jouissif.
Un carnet illisible devient le point de départ d’une enquête poétique sur le deuil et la transmission. Entre théâtre et comédie musicale, mêle les registres et fait surgir une parole des morts, au cœur d’une expérience sensible et fragmentaire.
n homme se meurt dans un hôpital. Journaliste il consigne ses derniers instants à l’encre bleue dans un carnet. Ce sera, dit-il, son dernier reportage. A sa mort, le fils ouvre ce carnet. Il ne contient que des lignes, des points, des gribouillis et dessins abstraits. Ce fils, c’est Tiago…
ans un chalet bavarois, un couple se laisse aller à son nazisme ordinaire… Le texte grinçant d’après celui de l’autrichien Thomas Bernhard est servi par les brillants Norah Krief et Nicolas Bouchaud.
On y rencontre quatre femmes qui vont cohabiter avec un objectif commun : s’occuper d’une enfant un peu particulière, Madeleine.
Yordan Goldwaser met en scène Illusions, du dramaturge Ivan Viripaev, avec quatre comédiens qui détricotent la vie sentimentale de deux couples. Réjouissant.
Quatre femmes libérées et impertinentes qui excellent dans l’art de se raconter et de nous conter de fantasques histoires. Entre légèreté et gravité, l’art dramatique en ses sommets !
Caricaturiste expert, Thomas Bernhard s’avère l’auteur idéal pour mettre en boîte les nouveaux maîtres de notre XXIe siècle.