Après Un chapeau de paille d’Italie, de Labiche, Alain Françon met en scène Le Mariage de Figaro, de Beaumarchais, avec Vincent Dedienne dans le rôle-titre pour une folle soirée au Théâtre de la Porte Saint-Martin.
Le metteur en scène s’attaque pour la première fois à une pièce de Beaumarchais, dont il fait reluire les contours sociétaux et politiques, notamment grâce au beau duo-duel entre Micha Lescot et Vincent Dedienne.
On retrouve chez Alain Françon ce geste unique pour nous faire réentendre les classiques. Ne pas les dépoussiérer. Ne pas les moderniser à coups de gros sabots.
Voilà de la belle ouvrage ! Comme toujours, Alain Françon fait oeuvre de grande maîtrise et c’est au cordeau que ce Mariage de Figaro, cette ébouriffante comédie virevoltante, qu’il dirige cette affaire.
Alain Françon signe une mise en scène réjouissante, mettant en lumière toutes ses nuances, sa fantaisie comme ses envolées rebelles. Il s'appuie sur une distribution de gala, dans laquelle brillent notamment Vincent Dedienne...
Dans sa dernière pièce multi-instrumentale, le metteur en scène invente un genre qui s’ancre sur la musicalité des mots, à travers l’histoire quotidienne et miraculeuse de la venue au monde d’un enfant.
« Ils sont foutus », dit le titre du spectacle. Il faut dire que tout autour d’eux semble s’être effondré, promis à ne jamais se relever. Fauteuils et canapés à moitié détruits, matériaux de construction arrachés et réduits en lambeaux...
Ils et elles sont vingt à donner vie à la pièce de Beaumarchais. Dans une mise en scène au classicisme inspiré d’Alain Françon, ce spectacle choral brille sans jamais rien forcer : entre virtuosité et délicatesse.
La brésilienne Carolina Bianchi fait partie de la nouvelle vague de performeuses radicales, qui travaillent sur la problématique de la violence, en particulier faite aux femmes et plus spécifiquement les violences sexuelles.
Alain Françon adapte “Le Mariage de Figaro”. Au plateau, il dirige Vincent Dedienne, Alix Poisson ou encore Noémie Lvovsky avec précision.
Le geste est aussi simple à énoncer qu’il est risqué à tenir : faire théâtre d’un lien fraternel, sans fiction, dans une langue que l’Histoire a tenté d’effacer pendant plus d’un siècle.
Censurée en Espagne sous la pression de l'extrême droite ultracatholique, cette pièce mise en scène par Aurélia Lüscher ressuscite la sainte espagnole à notre époque. Après avoir été découpée en reliques par l’Eglise, elle revient donc en femme entière, libre et furieusement vivante.
Et si Thérèse d’Avila, première femme docteure de l’Église, ressuscitait aujourd’hui dans la rue, sans papiers, avec pour seule richesse ses reliques éparpillées aux quatre coins du monde ?
El iconoclasta dramaturgo y director hispanoargentino estrena su última creación en el centro Condeduque de Madrid.
François Gremaud fait jouer son frère, un comédien sourd, grâce à une mise en scène alliant français et langue des signes.
Marathon de dix heures, la fresque de Carolina Bianchi restera comme le moment fort de la rentrée théâtrale. Une pièce entre rêve et réalité sur la violence faite aux femmes et ses rapports avec l’histoire de l’art.
Noirceur et folie sont les maîtres mots de cette reprise de la production créée en 2023. Les interprètes sont, heureusement, là pour insuffler leur énergie et un peu de fête à cette plongée assez déprimante dans les souffrances du Prince Hamlet.
Une comédie musicale parlée et intime, conçue comme une partition rythmique. Avant les premières représentations, il dévoile les coulisses du spectacle
Dans cet appel à la fraternité pour combler le fossé entre « malentendants » et « valides », l’humour rentre-dedans des frères interdit le pathos, mais l’émotion est au rendez-vous
Et pour cause, elle farfouille d’abord dans un caddy de supermarché où sont entreposés des membres humains en plastique dont on comprend qu’ils sont les reliques de la Sainte.