Elle soigne le paysage : vaste tulle bleu, bouquets d’œillets blancs puis rouges, canards dont on arrache la tête, blanc cercueil d’enfant, couple de vieux en fin de vie, myriades de jeunes servantes nues et masquées... la camarde est comme la basse continue de cette dramaturgie époustouflante.
Christophe Honoré, s’attache à retrouver une Madame Bovary dans le monde atemporel du cirque, de ses traditions à la fois glamour et ironiques, entre airs populaires des seventies ou eighties - Gérard Manset et autres.
Non pas une, ni deux, mais trois ! La pièce "Hécube, pas Hécube" du dramaturge portugais Tiago Rodrigues est nommée dans trois catégories pour la prochaine cérémonie des Molières.
A l’instar de Karen Blixen qui transforma le désastre de sa vie en littérature, l’Espagnole Angélica Liddell pactise avec le diable et se livre à une performance de 5h30 où on la voit en animal blessé, sur les ruines de son amour perdu.
C’est sous les auspices de Karen Blixen, à qui l’on prête un pacte avec le diable — en échange d’une vie romanesque et du don de l’écriture pour la raconter — qu’elle invoque les ténèbres afin d’ourdir sa vengeance de femme trahie par l’homme qu’elle aimait.
Lorsque Christophe Honoré adapte “Madame Bovary” au théâtre, il convoque le cinéma, de Claude Chabrol à Max Ophuls. En faisant transiter Madame Bovary de sa forme de roman à celle de pièce de théâtre, on se doutait bien que Christophe Honoré opérerait un détour par le cinéma.
Fabienne Lemahieu salue l’adaptation de Christophe Honoré de la « Madame Bovary » de Gustave Flaubert. Du XIXe au XXIe siècle, la force de l’œuvre est intacte et sa relecture puissante.
Sur les décombres d’un amour anéanti, la performeuse espagnole donne une messe noire afin d’extirper sa haine et la sublimer par une écriture admirable qui déflore notre bonne conscience.
Luc Lagarce, raconte la maladie, les soins, mais aussi les contrastes : être immobile mais intellectuellement lucide, cloué au lit mais dans un ballet incessant de soignants.
Une histoire volée au réel pour l’amener au mythe et la purifier. La haine aide à résister, dit Marguerite Duras, mais on ne peut se permettre de se venger que dans la « représentation », en abusant du pouvoir de la poésie à travers la forme tragique. »
La performeuse espagnole organise, au théâtre de l’Odéon, son propre désastre amoureux à travers cinq longs tableaux parfois inégaux mais qui s’achèvent en une sublime messe gothique d’enterrement.
Un spectacle ardent de 5 h 30, dans lequel l'artiste espagnole invoque l'écrivaine danoise Karen Blixen (et le vaudou) pour faire un sort à l'amour toxique et orchestrer sa propre mort. Beau et stupéfiant.
Angélica Liddell orchestre un vaste rituel sur le champ de ruines d’une passion amoureuse. À son sommet, incandescente, sa poésie de mots et d’images prône une liberté sans concessions.
Vudú (3318) Blixen est le premier volet de sa Trilogie des funérailles, Angélica y noue un pacte faustien de 5 h 30 pour conjurer la perte de son grand amour, dans la pureté de son écriture : aussi belle que violente.
La dramaturge espagnole présente Vudu (3318) Blixen, premier volet de sa Trilogie des funérailles. Un spectacle en cinq actes qui ose défier la mort.
Sous la forme d’un rituel sacrificiel, suivi d’une épiphanie grandiose, partagés avec le public durant plus de cinq heures, Angélica Liddell bataille en toréro au seuil de la vie, de l’amour et de la mort, en compagnie du Diable. Impressionnant.
Un quatuor de clowns tragiques, portant l’ironie de Thomas Bernhard à ses sommets. Jean-François Sivadier peint avec acuité ce portrait de mystificateurs aussi effrayants que ridicules.
Trois femmes tentent d’être amies et d’échapper à leur solitude : au théâtre de la Colline à Paris, le metteur en scène retrouve pour la cinquième fois le dramaturge norvégien dont il sait si bien faire jaillir l’étrangeté et le trouble.
Puisant son inspiration chez chez les Antiques, Jean-François Sivadier compose une partition impétueuse qui déroule la lignée maudite des Atrides. Une pièce haletante à voir en tournée pour apprendre à danser sur le volcan.
Ludivine Sagnier porte sur ses épaules l’adaptation cinématographique que livre Christophe Honoré du roman de Flaubert