
Iphigénie
Une mélodie s’élève, des voix se joignent. Progressivement, des images reviennent et tous.tes se souviennent d’Iphigénie. De cette femme assassinée au nom de la guerre.
Quand la pièce commence, le jour se lève.
Il n’y a pas de vent. Les navires grecs ne peuvent donc pas partir pour la guerre.
Pour que le vent souffle de nouveau, Agamemnon, roi des grecs, doit sacrifier sa fille Iphigénie. Il accepte. Iphigénie va mourir.
Inspiré par l’adaptation contemporaine de Tiago Rodrigues, le Collectif Souffle dénonce à travers cette pièce et la figure d’Iphigénie les féminicides ainsi que les ravages des structures de domination sur les individus. Que faire lorsque la mémoire collective ne permet plus d’endiguer la violence? A quoi sert le souvenir si nous sommes voués à répéter la même histoire?
L’emploi du chœur et de la musique live font jaillir le souvenir ainsi qu’un cri nouveau, un chant de révolte contre les féminicides, à la mémoire de toutes les disparues.