Se rappeler pour vivre [Fuck me, Love me, Kill me]

Se rappeler pour vivre [Fuck me, Love me, Kill me]
Image du spectacle

Fuck Me

Marina Otero

Dans Fuck Me, Marina Otero interroge le passage du temps et les marques qu’un corps en garde. Cinq interprètes masculins et la chorégraphe au centre, incapable de danser suite à un accident. Elle les regarde l’entourer, danser, se dénuder, prêter leurs corps à sa cause, dans une explosion généreuse et transgressive. Conçu à l’origine comme un solo, le spectacle est le troisième volet d’une œuvre sans fin, initiée avec Andrea et Se rappeler 30 années pour vivre 65 minutes. Prenant sa propre existence comme base de travail, Marina Otero y explore les potentialités du « je » au plateau, un « je » travesti, transgressif, meurtri mais vivant sur la scène.

Critiques

  • Un fauteuil pour l'orchestre
    par Denis Sanglard

    Ils sont nus comme au premier jour

    Six, à jouer d’entrée de leur masculinité, une danse exacerbant leur corps musculeux tandis que beugle sa plainte le crooner argentin Sandro. Ouais, se dit-on, et alors, passé un certain voyeurisme, où cela nous mène-t-il ? A une performance inouïe et rude, d’une ironie rauque, d’une mélancolie rageuse et trompeuse.

    Recommandation :
    f f f
  • Libération
    par Gilles Renault

    «Fuck Me» nous embrase très fort

    Crépitant d’idées, le spectacle sulfureux et intime de la chorégraphe argentine Marina Otero s’impose, précédé, dans le cadre du festival, de «Fluids», des Finlandais Wauhaus.

    (abonnés)
  • Théâtre du Rond-Point | Paris
    18 sept. > 22 sept. 2024