Face à la mère

Jean-René Lemoine

Face à la mère

La mère est morte, tragiquement, dans un pays lointain, en proie à la violence et à la déraison. Quelques années après, le fils choisit de lui donner rendez-vous, par delà la mort, pour lui confier, dans cet entretien différé, tout ce qu’il n’a jamais su, jamais osé lui dire.
Tout au long de ce chant d’amour, le fils reparcourt le tumulte d’une relation de quarante années. Les images enfouies de la mère réaffleurent et s’effacent tour à tour, se superposant aux clichés des continents, des pays et des villes parcourus ensemble, pour se dissoudre enfin dans le cataclysme de la terre natale.
Peut-on, avec les armes impalpables de la poésie, recoudre, retisser le réel ? Peut-on encore, dans l’effroi du monde, inventer des mythologies, tenter, à travers elles, de rester debout devant le désastre, éclairer le chaos, lancer une passerelle vers l’autre plutôt que s’arroger le monopole de la douleur ?
C’est le fragile et téméraire défi de Face à la mère.

Jean-René Lemoine est né en 1959 en Haïti. Après un parcours d'acteur, il se consacre essentiellement à l'écriture et à la mise en scène. Ses textes ont obtenu de nombreuses récompenses. Il a été lauréat de la Fondation Beaumarchais et de La Villa Médicis hors les murs. Il a également obtenu le Grand Prix de la Critique pour la création de sa première pièce L'Ode à Scarlett O'Hara.

 

Mise en scène par l'auteur - 2006



Extraits de presse :

Les paroles se croisent, le texte pourrait être un monologue ou un choeur de récitants, avec les différentes voix d'un être divisé. L’écriture, sans fioriture ni pathos, va à la simplicité, la mise à nu. La pièce nous touche dans le chemin trouvé pour surmonter la douleur, puisque le texte va à l’apaisement, par le poème, en ressassant les mots jusqu’à qu’ils s’épuisent, jusqu’à pouvoir entendre la mère morte. Tissant le lien avec l’invisible, le théâtre de Jean-René Lemoine trouve là une belle vitalité.
Laurence Cazaux, Le Matricule des Anges, janvier 2007.

Est-ce un spectacle que celui qui plonge ainsi le spectateur dans une incantation toute de tension, presque une prière à la manière des rituels du maître Claude Régy, à qui l'on pense si souvent ici. Dans ce texte magnifique, Jean-René Lemoine retrouve les accents les plus archaïques et les plus modernes : une forme d’éternité. Simplement.
Fabienne Pascaud, Télérama, 29 novembre 2006.

Jean-René Lemoine, le petit garçon et l'adulte sont ici présents, unis par la même douleur, face à la mère, celle qui tue d'amour et de trop d'exigence. Loin de tout travail de deuil, dans l'expression d'une histoire unique qui est aventure universelle, un écrivain immense se livre là, porté par la sévérité lumineuse de son interprétation.
Armelle Héliot, Le Figaro, 9 novembre 2006.

Aide(s) à la publication

Cette œuvre pour son édition a reçu le soutien de la SACD dans le cadre de son action culturelle théâtre.

10,00 € TTC

Ouvrage en stock

  • ISBN : 978-2-84681-176-7
  • Date de parution : 31-10-2006
  • Nombre de pages : 64 pages
  • Collection : Bleue
  • Personnage(s) masculin(s) : 1