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Sélections

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    Comité de lecture du collectif "À mots découverts"

À la carabine (suivi de) Cheveux d’été

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Présentation

À la carabine

Le point de départ de l’écriture, c’est l’histoire d’une enfant de onze ans qu’un tribunal français a reconnue consentante à son propre viol. Cette enfant devenue jeune femme, l’écriture l’invite à se faire justice elle-même. La pièce met en scène la jeune fille et son agresseur, un ami de son frère, dans une situation qui dérape, qui n’est pas préméditée, mais dont l’agresseur demeure responsable, pour ne pas dire coupable.

Ce n’est pas une réparation. Ce n’est pas une résilience. Parce qu’il y a des points de non-retour, des intolérables. Parce qu’à la violence extrême ne répond pas l’espoir, ni la compassion, ni la compréhension. Parce que l’Histoire a canonisé Martin Luther King et diabolisé Malcom X, alors que l’un n’aurait pas pu se faire entendre sans l’autre. Parce qu’on exhorte les soumis·e·s à la non-violence, au silence, à l’humour, à la patience, afin d’éviter que les forces ne se renversent. Parce que les femmes qui usent de la violence deviennent aussitôt des monstres. Parce qu’à la violence répond la violence, implacable, furieuse.

Cheveux d’été

Au départ de l’écriture, il y a le genou de ce flic blanc sur la nuque de George Floyd, il y a les mots de George Floyd, il y a sa suffocation. Il y a le désir d’inverser les rôles, de mettre un homme blanc à terre, de lui tordre le cou. Au départ de l’écriture, il y a aussi les mots des hommes hétérosexuels blancs, leurs difficultés à composer avec de nouvelles identités, avec les féminismes et les bouleversements profonds, intimes et politiques, que ces luttes engendrent. Il y a le souvenir des mots de Ta-Nehisi Coates sur les corps noirs en Amérique et les résonances possibles entre l’histoire de ces corps et l’histoire des corps des femmes dans les sociétés occidentales.

Deux textes sur la nécessité de se faire justice soi-même, de reprendre possession de sa voix et de son corps, de ne pas se laisser détruire par la violence subie. Se défendre au point d’être indéfendable, c’est parfois le prix à payer pour ne pas se briser.

En scène

À la carabine : Création dans le cadre de Éducation & Proximité, un programme national de cohésion sociale par l’éducation artistique et culturelle, initié par le Théâtre de La Colline à Paris et développé en partenariat avec le Théâtre national de Strasbourg et La Comédie de Reims, en novembre 2019, dans une mise en scène d'Anne Théron.

La presse

Les mots y sont des cris de violence froide.

Ces deux nouveaux textes de théâtre de Pauline Peyrade, À la carabine ; suivi de Cheveux d’été, parus aux Solitaires Intempestifs racontent la violence subie et la vengeance qui en découle.
Adrien Maignan - Un dernier livre avant la fin du monde, 24 novembre 2020

À la carabine et Cheveux d'été apparaissent comme deux très belles pièces

Deux œuvres essentielles parce qu'elles questionnent des aspects de notre société avec la force PULSATRICE du théâtre. Elles font ici advenir à la réalité l’expérience communément vécue de la violence dans la quotidienneté et l’intimité de la vie des femmes.
Raphaël BaptisteL'Alchimie du verbe, 25 octobre 2020

80 pages
ISBN 978-2-84681-613-7
Prix : 13.00€
Collection : Bleue
Disponible
Date de parution :
Personnages
À la carabine : 2 femmes - Cheveux d’été : Monologue
Soutiens
Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre.
Mots clés