Ma Pauvre Chambre de l’Imagination (Kantor par lui-même)

Tadeusz Kantor

Ma Pauvre Chambre de l’Imagination (Kantor par lui-même)

Texte original en polonais traduit par Marie-Thérèse Vido-Rzewuska

 

J’aimerais me concentrer sur le courant qui mène du théâtre zéro, à travers le happening et le théâtre impossible, vers le théâtre de la mort. Chacune de ces étapes est importante. Et si je revendique les valeurs que j’ai découvertes, je me garde de traiter ce fait en mégalomane et de considérer que je suis seul à avoir montré la voie car c’est quelque chose qui, dans l’art, ne se produit pas. Découvrir ! – cela se passe comme dans la science.

 

Préface de Jean-Pierre Thibaudat


Ce volume se propose de constituer une introduction à la vie et à l’œuvre de l’auteur à travers les mots mêmes de celui qui aura durablement marqué l’art de son siècle.

 

Tadeusz Kantor (1915-1990) est l’un des artistes majeurs du théâtre du xxe siècle. Il est né à Wielopole, village vers lequel il ne cessera de revenir comme à une source d’inspiration nécessaire. Installé à Cracovie, il y étudie la peinture avant de fonder en 1942 son théâtre clandestin. Il sera après la guerre de toutes les avant-gardes, en explorateur infatigable de formes nouvelles, glanées lors de voyages et d’expositions à Paris, à Kassel, à New York. Son œuvre rencontre la consécration lorsqu’il présente en 1977 La Classe morte au festival mondial du théâtre de Nancy. Dès lors, ses pièces et « cricotages » rencontrent un large public et s’affirment comme fondatrices pour les écritures des scènes d’aujourd’hui.

 

À l’occasion du centenaire de sa naissance, les Solitaires Intempestifs publieront deux autres volumes de ses textes : Écrits (1) Du théâtre clandestin au théâtre de la mort en avril et Écrits (2) De « Wielopole Wielopole » à la dernière répétition en juillet 2015.

 

La critique :

 

« Je veux parvenir à la vérité, à sa couche la plus profonde, brute, rejetant et refusant tout « ornement » dont on veut la vêtir, la travestir, la parer… »

Ce recueil de textes sur Kantor et par Kantor lui-même, est une bonne percée dans le monde théâtral du metteur en scène, scénographe, auteur, plasticien qui devint un des plus grands théoriciens du théâtre jusqu’à aujourd’hui. Disparu en 1990, ses pièces comme La Classe morte, Wielopole Wielopole, sont toujours montées, ses écrits, découverts, lus et relus par les apprentis comédiens, scrutés et analysés par les metteurs en scènes et dramaturges actuels…

Camille Hazard - Un Fauteuil pour orchestre, 26 mars 2015

 

 

Photographie © Jacquie Bablet - Débat avec D. Bablet au Centre Pompidou, à l’occasion de La Classe morte. Septembre 1983.

Aide(s) à la publication

La traduction de cet ouvrage a bénéficié du soutien de l'Institut polonais du livre.

13,00 € TTC

Ouvrage en stock

  • ISBN : 978-2-84681-445-4
  • Date de parution : 02-03-2015
  • Nombre de pages : 112 pages
  • Collection : Du Désavantage du vent