Dans mes veines, à la place du sang
coule le poème pourpre du départ.
Je ne peux me résoudre à rester.
Rester signifierait mourir.
« C’est la traduction d’un extrait d’une chanson de la grande diva iranienne, Googoosh. La musique pop iranienne, florissante dans les années 1960 et 1970, a été frappée d’interdiction à l’arrivée au pouvoir des religieux en 1979. Toutes les chanteuses ont été condamnées au silence. » G. S.
Présentation
Avant la révolution de 1979 les cabarets étaient nombreux à Téhéran et faisaient sa réputation sulfureuse. Avant que la voix des femmes ne soit décrétée illicite, dès juin 1980, les chanteuses y avaient un espace de liberté. Dans un solo performatif et festif, entrelaçant théâtre et chanson, l’artiste franco-iranien traverse des fragments de l’Histoire de l’Iran, et convoque les voix flamboyantes de la pop culture iranienne des années 50 à nos jours. Gurshad Shaheman imagine une forme alliant son expérience du cabaret, son goût pour la performance, sa passion de l’Histoire contemporaine et son amour des récits. Entre chaque numéro, il raconte de courtes histoires retraçant le destin de ces artistes féminines, mêlées à des anecdotes plus personnelles ou à des évènements marquants des mouvements de luttes contre l’oppression.
A l'affiche
Gurshad Shaheman30 sept. 2026 > 16 avr. 2027