La Beauté du geste

Olivier Saccomano

La Beauté du geste

Cette pièce est née de deux états d’urgence. Celui déclaré par l’État français en novembre 2015, et celui qui était le nôtre à ce moment-là, dans notre aventure de troupe : un certain désarroi, qui nous imposait d’entrer dans un labyrinthe où se croisaient nos existences historiques, le travail de notre art, les rôles que l’époque faisait naître sous nos yeux. Elle est née de cette conjonction et de cette errance qui, partant de nos pauvres corps de théâtre, a attiré à elle les grands corps de l’État (la police et la justice). Sa structure comprenait initialement trois mouvements égaux : les acteurs sans pièce, une pièce jouée par ces acteurs, et un procès intenté à ces acteurs pour avoir joué cette pièce. Elle s’est resserrée lorsque les rôles de la pièce centrale sont apparus (des gardiens de la paix CRS). La première partie est devenue une ouverture, la troisième un bouclage du théâtre, et la logique des mouvements s’est troublée, passant d’un plan à un autre comme dans un rêve : acteurs, CRS, magistrats, spectateurs, prévenus... la réalité se creusant, en écart à elle-même.

 

 

Personnages : Au minimum 3 acteurs et 2 actrices pour interpréter l’ensemble des personnages (28) mais le nombre d’acteurs peut être adapté.

 

Olivier Saccomano est né en 1972 en banlieue parisienne. Après des études de philosophie, il fonde en 1998 à Marseille la compagnie Théâtre de la Peste, au sein de laquelle il met en scène une dizaine de spectacles, adaptés de textes de Brecht, Sophocle, Kafka, Duras, Darwich, Dostoievski. De 2000 à 2013, il enseigne au département théâtre de l’université de Provence Aix-Marseille, où il assure des cours théoriques et pratiques. De 2006 à 2018, il codirige avec Nathalie Garraud la compagnie du Zieu. Ils travaillent en troupe à la conception de cycles de création, au sein desquels il se consacre à l’écriture : Notre jeunesse (2013), Othello variation pour 3 acteurs (2014), Soudain la nuit (2015). Parallèlement, il achève une thèse de philosophie intitulée Le Théâtre comme pensée (2016), publiée, comme les textes des pièces, aux Éditions Les Solitaires Intempestifs. Depuis 2018, il codirige avec Nathalie Garraud le Théâtre des 13 vents, CDN Montpellier, où leur première création, La Beauté du geste, a vu le jour en octobre 2019.

 

En scène :

Ce texte a été créé dans la mise en scène de Nathalie Garraud en octobre 2019 au Théâtre des 13 vents, CDN Montpellier. Il est repris à l’automne 2020 les 18 et 19 novembre au Bateau Feu, scène nationale de Dunkerque et les 24 et 25 novembre au festival Trafik, à Bergerac. En 2021, il sera joué du 20 au 22 janvier à L’Empreinte, scène nationale de Brive-Tulle ; les 26 et 27 janvier au Zef, scène nationale de Marseille, du 9 au 12 février au Théâtre des 13 vents CDN Montpellier, les 4 et 5 mars à L’Archipel, Scène nationale de Perpignan, du 18 au 28 mars au T2G CDN Gennevilliers.

 

 

15,00 € TTC

  • ISBN : 978-2-84681-609-0
  • Date de parution : 07-01-2021
  • Nombre de pages : 160 pages
  • Collection : Bleue