Deleuze et le théâtre (Rompre avec la représentation)

Jean-Frédéric Chevallier

Deleuze et le théâtre (Rompre avec la représentation)

À trois reprises, la réflexion de Gilles Deleuze s’est portée spécifiquement sur les arts scéniques : dans l’introduction à Différence et répétition, dans un essai (« Un manifeste de moins ») qui accompagne un texte de théâtre du metteur en scène italien Carmelo Bene et un autre (« L’Épuisé ») qui fait suite à une série de pièces brèves de Samuel Beckett. Les notions proposées là par le philosophe – celles de « mouvement », « différence », « répétition », « minoration », « variation », « devenir », « disjonction », « inclusion », « épuisement », « ouverture » – invitent la réflexion sur le théâtre contemporain à un vivifiant déplacement : une sorte d’appel à penser celui-ci de manière plus inventive et moins cloisonnée. Inversement, poser le regard sur ces trois textes permet d’approfondir, depuis une pratique concrète (le théâtre donc), le dialogue avec la pensée deleuzienne ainsi que la compréhension que l’on a, aujourd’hui, de cette dernière. 

 

Jean-Frédéric Chevallier chemine sur une voie, personnelle et de travail, extrêmement singulière. Il conjugue un travail théorique, philosophique, et une activité théâtrale pratique intense. Il formule en espagnol, en anglais, en bengali et en français, des thèses sur les arts vivants par lesquelles il poursuit inlassablement la caractérisation neuve d’un « théâtre du présenter ».

 


Aide(s) à la publication

Ouvrage publié avec le concours du centre régional du livre de Franche-Comté et de la Région Franche-Comté

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