L'Epreuve du feu

Magnus Dahlström

Texte original en suédois traduit par Terje Sinding

L'Epreuve du feu

Il a voulu crier mais ses poumons étaient fichus et le sang gargouillait dans sa bouche, la sonnette d’alarme était à portée de main mais il était trop faible pour l’atteindre. Sous l’effet de la panique, ses yeux devenaient tout ronds, comme s’ils allaient lui sortir de la tête, mais petit à petit son regard est devenu plus apaisé. Comme si quelque chose d’autre s’était substitué à la douleur physique, quelque chose de sombre qui s’élargissait de plus en plus. Je pouvais voir à l’intérieur de lui, voir cette chose sombre et j’avais le sentiment de disparaître, de me confondre avec lui, à moins que ce ne soit lui qui se confondait avec moi, et ainsi nous nous vidions ensemble de notre sang. On aurait dit que nous nous comprenions.
Après avoir quitté sa chambre je me suis senti tout à fait calme pendant un long moment, presque heureux ; j’étais calme et en harmonie avec moi-même. Comme on peut l’être lorsqu’on sait qu’on ne sera plus jamais seul. (...)

Aide(s) à la publication

Ouvrage publié avec l'aide du Centre National du LivreTexte traduit avec le soutien de la Maison Antoine Vitez

10,00 € TTC

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  • ISBN : 978-2-912464-73-6
  • Date de parution : 01-08-2000
  • Nombre de pages : 80 pages
  • Collection : Mousson d'été