Sentinelles

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Sentinelles

Jean-François Sivadier

Mathis, Swan et Raphaël sont trois jeunes pianistes virtuoses unis par une amitié indéfectible. De l’adolescence à l’âge adulte, leur amitié est peu à peu mise à l’épreuve autour de ce qui les avait au départ réunis : l’amour de la musique. En compétition lors d’un concours international de piano, le trio se divise et se chahute à l’aune d’un art sublime mais parfois élitiste. 

Dans un jeu d’équilibre délicat, la mise en scène orchestre un questionnement profond sur la nature de l’art et sur la manière dont il façonne nos vies. 

Désirs, peurs et ambitions tourmentent les jeunes artistes et déploient un vent grisant autant qu’un tourbillon de violence. Dans le tumulte, le metteur en scène ne choisit pas son camp et dédouble les perspectives, soucieux d’explorer sous toutes ses coutures le rapport secret que chaque artiste entretient avec le monde.

Intentions de mise en scène

« Mise en jeu »

Le temps présent de la représentation tournerait autour de la création d’une école de musique. Raphaël ayant abandonné sa carrière, décide se consacrer à ce qui l’a toujours, plus que tout, passionné : la transmission. Il a convaincu Swan, qui lui aussi a arrêté les concerts, de lui prêter main forte et invité Ethan, devenu concertiste de renommée internationale, de venir rencontrer les élèves pour leur parler de son expérience. Pour une raison technique liée à un problème de subventions, les instruments de musique ne seront pas livrés dans l’école, avant un ou deux jours. C’est le temps, pour les trois hommes, de se rendre compte que, pour la naissance de cette école, les prémices de l’enseignement, la transmission la plus riche passera par le récit chaotique désordonné de leur histoire, de leur adolescence et de tout ce qu’ils ont partagé. Particulièrement de leur rencontre avec leur maître, un vieux pianiste, chef d’orchestre, allemand, Charles Heinzberg, qui a bouleversé leur vie. Ou comment les trois hommes face aux élèves, vont faire l’épreuve initiatique de mettre, pour la première fois, des mots sur la puissance de ce qui les rassemble et la violence de ce qui les sépare. L’épreuve de comprendre, pour la première fois et en public, le sens de leur parcours d’homme et d’artiste. Les élèves sont les spectateurs, invités à recevoir la parole, les confessions, les secrets des protagonistes et à revivre, avec eux, le voyage introspectif au cours duquel se dessineront trois différents rapports à l’art et l’ascendant que Ethan a sur ses camarades. Un ascendant asphyxiant au point de les avoir fait renoncer à leur carrière. 

L’espace

L’espace est celui d’une salle d’école de musique. Une salle encore un peu en travaux. Un laboratoire encombré de cartons, de partitions, de livres, de micros, de matériel de son et d’enregistrement. Une école encore en chantier, comme la tête de leur directeur, qui rêve d’un enseignement idéal, où devraient se mêler à celui de la musique, l’enseignement de la poésie et celui de la philosophie. Un lieu donc, passablement désordonné, propice à l’expérience et à l’artisanat. Un « nulle part », sans racines, où puissent se confronter la présence immédiate des acteurs et du public et le voyage dans la fiction.

Le son

Les trois acteurs, s’ils sont musiciens, sont loin d’être des pianistes virtuoses. Il m’est apparu très tôt, qu’il était, non seulement incontournable mais nécessaire, dans une histoire dont le piano est le centre de gravité, que l’instrument ne soit pas sur scène, mais évoqué, convoqué, représenté de toutes les manières possibles. Partant du fait que, pour le néophyte, le plus intéressant chez un grand concertiste, n’est pas tant le résultat de son travail que le travail lui-même et que le plus fascinant, quand on le regarde jouer, est moins son interprétation que l’expression de son corps, sa respiration, la tenue de son dos, le travail de la tension et de la détente, et donc moins ce qui arrive au piano, que ce qui arrive à l’interprète, très vite, avec les acteurs, nous avons rêvé à un travail physique, flirtant avec la danse, qui équivaudrait à un gros plan sur le visage et le corps du pianiste, tout en effaçant son instrument. Où le rêve fou d’un pianiste qui, comme Glenn Gould, voudrait devenir la musique elle-même, sans le secours d’un intermédiaire.
Le son du piano ne serait donc jamais réaliste, mais réinventé comme imaginé dans la tête des acteurs, troublé par des interférences, des interruptions, masqué, trop lointain, trop fort, encombré d’autres sons, comme celui de l’aspirateur que la femme de ménage de Gould passait, tandis qu’il travaillait et qui l’a d’abord dérangé, avant de l’aider, au contraire, à se concentrer. Où masquer le son, comme cacher quelque chose dans un plan de cinéma, c’est le rendre plus désirable. Et puisque la musique, pour un musicien, n’existe pas seulement quand il joue, mais nuit et jour dans son corps, elle pourrait faire irruption sur le plateau, comme par effraction, comme sortant de la tête d’un des trois acteurs, pour accompagner ou contredire son comportement.
Le son serait aussi celui d’un journal sonore, que Raphaël aurait tenu depuis l’enfance, à l’aide d’un petit magnétophone. Tous les sons importants de la vie de Raphaël, voix de son père ou de ses professeurs, extraits de concerts, messages téléphoniques, faisant irruption dans le présent, seraient l’occasion d’un retour au passé, de l’aveu d’un secret, d’un voyage vers l’inconscient. La captation du son direct par des micros et sa restitution fidèle ou déformée, pourrait créer un espace parallèle, un jeu de perceptions contradictoires, entre ce que l’on voit et ce que l’on entend. Où l’on imaginerait que, pour les trois pianistes virtuoses et depuis toujours, l’attention à tous les sons possibles, du bruit de la respiration au grincement d’une chaise, en passant par le chant d’un oiseau, fait de chaque interruption du silence, sinon de la musique, du moins sa naissance possible.

Entretien avec Jean-François Sivadier

Vos mises en scène alternent œuvres classiques et œuvres originales très personnelles. Pourquoi cette volonté de prendre directement la parole sur le plateau ?

Par désir tout simplement. À force de porter la parole des auteurs, on peut avoir l’envie, un jour, de se coller à la question de l’écriture. Mais en ce qui me concerne, cette question est toujours partie du plateau. À chaque fois que je l’ai abordée, je me rassurais par l’idée que je n’écrivais pas un texte littéraire, qui existait pour lui-même, mais un matériau que je destinais immédiatement aux acteurs avec qui j’allais travailler. Que ce soit pour Italienne scène et orchestre ou pour Noli me tangere, c’était, avant tout, pour me confronter au plaisir et à la difficulté d’inventer un nouvel objet, pour des acteurs et avec les acteurs, le texte se laissant influencer par le travail du plateau, par la voix et le corps des interprètes. Ce sera le cas ici. Et comme mes derniers spectacles portaient sur des grands textes, pour des grands plateaux, avec des distributions importantes, j’avais envie de faire l’expérience d’une forme plus intimiste, avec peu d’acteurs et un spectacle à inventer entièrement…

Comment est né ce projet ?

Il y a une vingtaine d’années, j’ai découvert le roman Le Naufragé de Thomas Bernhard où l’écrivain interroge les rapports entre trois amis, tous les trois pianistes virtuoses, promis à une brillante carrière de soliste : Wertheimer (celui que Bernhard appelle « le naufragé »), Glenn Gould et le narrateur lui-même. Bernhard scrute, avec beaucoup d’humour et de cruauté, l’inconscient des trois hommes, leurs parcours et leur histoire d’amitié, légèrement troublée par une cruelle équation : le narrateur et Wertheimer sont d’immenses virtuoses mais Glenn Gould est un génie. À la fin, le narrateur abandonne définitivement le piano, Wertheimer se suicide et Glenn Gould devient une star planétaire. Il y a trois ans, j’ai commencé à écrire l’histoire de deux frères, qui est devenue l’histoire de trois amis, puis de trois musiciens, jusqu’au moment où j’ai compris que je tournais toujours, sans le savoir, autour du Naufragé et que c’est cette histoire que j’avais envie de revisiter, même si Sentinelles n’a plus grand-chose à voir avec le roman.

Comment avez-vous travaillé à partir de ce canevas ?

Pour retrouver, d’une certaine manière, la parole du narrateur du roman de Bernhard, j’ai d’abord commencé par écrire le journal fictif d’un des trois protagonistes. Un journal intime dans lequel il raconte, jour après jour et de manière totalement subjective, ses rapports avec les deux autres et les évènements qui vont jalonner la vie des trois musiciens. Un journal, donc une forme à priori plus romanesque que théâtrale, qui permet de se jouer du temps, des lieux, de la chronologie et de la vérité. Qui permet de passer de l’anecdote à des réflexions plus profondes et qui permet aussi de créer du manque, du vide, des non-dits. Tout cela a contribué à faire un portrait précis des trois personnages et un récit détaillé de leur histoire. Je ne travaille jamais sur la notion de personnage, encore moins sur leur vécu ou leur psychologie, mais ce matériau, comme un roman, a dessiné une sorte de paysage mental des trois pianistes, avant même qu’ils prennent la parole sur le plateau. Ce qui nous a donné l’impression de les connaître et l’envie de les imaginer dans n’importe quelle situation…

C’est ce texte, sorte de journal imaginaire, dont s’emparent les acteurs ?

On s’est emparé de beaucoup de choses… De ce journal imaginaire dont on a pris des extraits pour inventer des scènes, mais aussi d’une somme inépuisable de documents sur la musique, sur le piano, des témoignages de musiciens, des entretiens, les films de Bruno Monsaingeon sur Glenn Gould, sur Richter… On a fait de tout ça une mémoire commune dans laquelle on va puiser pour inventer le plateau. Le texte est à géométrie variable et sa forme s’invente en même temps que le spectacle. Il se nourrit des improvisations des acteurs, de leurs intuitions…

Le titre du spectacle, Sentinelles, peut interroger…

Il est mystérieux, mais curieusement il s’est imposé assez vite, je ne sais même plus comment. Il m’a paru tout de suite assez juste. Une sentinelle est un soldat qui fait le guet, pour la garde d’un camp, d’une place, d’un palais… Un soldat à l’affût, dans un temps suspendu, dans l’attente, la perspective d’un événement qui arrivera ou qui n’arrivera pas. Je n’ai pas vraiment envie d’expliquer le choix de ce titre. Je n’ai même pas le souvenir de l’avoir vraiment expliqué aux acteurs. J’ai plutôt envie que chacun puisse y projeter ce qu’il veut et rêver à la corrélation possible, entre la position d’un artiste et celle de quelqu’un qui se tient, à la fois, immobile et dans l’action, entre deux lieux, celui qu’il surveille et celui dont il garde l’entrée…

Vos artistes sont des pianistes. Auriez-vous pu imaginer trois auteurs de théâtre ou trois peintres ?

La musique est évidemment un prétexte. On avait surtout envie de rêver autour des questions que peuvent se poser un acteur, un metteur en scène, un danseur, un musicien… Ce qui est important, c’est la solitude qu’implique l’exercice du piano. La solitude du concertiste qui ne peut jamais se reposer sur l’échange avec l’autre. Donc, effectivement, on aurait pu imaginer trois auteurs, trois peintres, trois violoncellistes… En tous cas, des artistes qui ne peuvent avancer que seuls, face à eux-mêmes. Dans le roman, cette solitude s’accompagne de la fascination énorme qu’exerce Glenn Gould sur ses deux amis. Et l’un des enjeux de cette histoire, c’est la manière dont cette fascination va venir contrarier, ou affirmer davantage, l’amitié entre les trois hommes. Avec les acteurs, on a cherché à exagérer la puissance de cette complicité, et l’impossibilité pour chacun de se passer des deux autres, tout en accentuant leurs différences de point de vue quant à leur rapport au monde et la manière d’exercer leur art. On a donc imaginé trois formes de courants artistiques, comme trois couleurs, comme les trois « mouvements » qui peuvent se contredire ou s’accorder dans le cœur, dans la tête, dans la démarche de chaque artiste : le premier ne parle que de transcendance, de verticalité, de poésie, de la nécessité pour l’art de montrer la beauté qui serait, seule, capable de transformer le monde. Le deuxième prétend que l’art n’est rien s’il n’est pas politique, immédiatement tourné vers l’autre, que l’artiste doit s’engager dans un rapport direct, horizontal, frontal, avec le monde, pour « soulager les peines de l’existence humaine ». Pour le troisième, l’art est avant tout une aventure personnelle, apolitique, une quête intérieure, introspective. Il doit, purement et simplement, se couper du monde, car, comme dit Malraux : « les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du monde, ils en sont les rivaux ». L’art pour l’art en quelque sorte. Sentinelles pourrait ressembler, au bout du compte, à une conversation sans fin, entre trois artistes, à la fois liés et irréconciliables, engagés chacun dans une de ces trois directions… Une conversation à la fois légère et venimeuse, de celles qui peuvent se tenir entre des acteurs qui préparent un spectacle et qui se disputent, avec respect mais intransigeance, sur leur rapport au théâtre. Une conversation qui durerait toute une vie, comme un prétexte à évoquer les courants violents et antagonistes qui peuvent s’affronter, s’accorder ou se confondre, dans le rapport secret que chaque artiste entretient avec le monde…


Propos recueillis par Jean-François Perrier, en octobre 2020.

Playlist

Quelques morceaux associés au texte et à la mise en scène de Jean-François Sivadier

Bach, Le clavier bien tempéré, Glenn Gould

Bach, Les variations Goldberg, Glenn Gould

Beethoven, Sonate pour piano n°13, Glenn Gould

Chostakovitch, Prélude n°5, Andréï Korobeinikov

Chopin, Prélude n°24, Alexandre Tharaud

Chopin, Marche funèbre, Martha Argerich

Mozart, La marche turque, Fazil Say

Barbara, Le piano noir

Schubert, Impromptu n°3, David Fray

Ligeti, Fanfares, Ezio et Anna Lazzarini

Rachmaninov, Concerto n°2, Alexandre Tharaud

Podcasts

  • France inter

    Destins croisés de trois grands pianistes

    Avec ce spectacle, qui retrace l'histoire de trois prodiges du piano, Jean-François Sivadier confirme son goût pour les créations mêlant théâtre et musique.

  • France culture
    par La Grande Table critique

    "Zypher Z" du Munstrum Théâtre et "Sentinelles" de Jean-François Sivadier

    En débat, une dystopie joyeuse et spectaculaire et le nouveau spectacle du créateur d'"Italienne scène et orchestre".

Critiques

  • Libération
    par Laurent Goumarre

    «Sentinelles» : Jean-François Sivadier déroule sa partition

    Le metteur en scène suit trois amis d’enfance passionnés par le piano et traversés par des désirs contraires dans l’expression de leur art.

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  • Le club Mediapart
    par Guillaume Lassere

    Pianistes

    « Sentinelles » fait le récit de ce trio à la fois dissemblable et complémentaire, dont les accords et désaccords tracent un chemin initiatique au bout duquel chacun sera face à lui-même. Un magnifique éloge de l’amitié et de la musique.

  • Rtbf
    par Louis Thiébaut

    "Sentinelles" : l’amitié à l’épreuve de la virtuosité

    Sentinelles, pièce culte de Jean-François Sivadierretrace une histoire d’amitié entre trois pianistes virtuoses, dont un seul sortira du lot. Entre dialogues incisifs et affrontements philosophiques, Sentinelles plonge le spectateur au cœur d’une passion dévorante : celle de la musique.

  • Un fauteuil pour l'orchestre
    par Denis Sanglard

    Ils sont trois amis, trois pianistes virtuoses à l’aube d’une carrière

    Inséparables malgré leurs divergences ou de par leurs divergences sur l’appréhension de leur art, de cet engagement absolu fait de solitude et de complicité, ne pouvant avancer que seuls face à eux-mêmes et pourtant ici toujours solidaires.

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  • Le Monde
    par Fabienne Darge

    « Sentinelles », trois partitions théâtrales pour un même amour de la musique

    Jean-François Sivadier déploie ses propres variations autour de la passion pour l’art et des multiples manières de l’investir.

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    La Matinale
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  • Les Échos
    par Philippe Chevilley

    Les claviers bien tempérés de Jean-François Sivadier

    Le metteur en scène reprend sa pièce culte qui retrace une histoire d'amitié entre trois pianistes virtuoses, dont un seul sortira du lot. Un spectacle sans filet et sans piano, qui célèbre la musique et l'art par les gestes et par les mots.

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  • Webtheatre
    par Corinne Denailles

    La création artistique chevillée au corps

    Inspiré par la lecture du Naufragé de Thomas Bernhard, il écrit pour les trois comédiens qui interprètent chacun une conception différente de leur art

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  • Coups d'Œil
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    Sentinelles, la création sans fausse note de Sivadier

    Tout est là. Tout est prêt pour une série de changements à vue. Le pont où sont regroupés les projecteurs sépare le plateau en deux.

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    par Marie-Valentine Chaudon

    « Sentinelles » : le clavier tempétueux de Jean-François Sivadier

    Jean-François Sivadier interroge le moteur de l’art à travers l’amitié de trois pianistes virtuoses. Une pièce au tempo enivrant, portée par un extraordinaire trio de comédiens.

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    par Jean-Pierre Thibaudat

    Jean François Sivadier : « que ne cesse l’amoureux mouvement »

    « Que ne cesse l’amoureux mouvement » C’est ainsi que D-G Gabily parlait du jeune acteur Jean François Sivadier dans un poème. Pressentait-il que ce mouvement amoureux entre théâtre et musique allait poursuivre Sivadier et l’occuper jusqu’à aujourd’hui ?

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    par Fatma Alilate

    Trois pianistes en devenir dans “Sentinelles”

    La pièce de Jean-François Sivadier invite le public à découvrir trois pianistes aux idées sur l’art radicalement différentes.

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    “Sentinelles”, une pièce qui porte la musique en son sein

    Une pièce de théâtre sur la musique, l’amitié et tout ce que ces deux sujets peuvent entraîner. Discussions, débats, disputes, on avance à travers la vie de trois pianistes virtuoses, trois amis solidement soudés.

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    Jean-François Sivadier : “En supprimant le piano sur scène, on réalise le fantasme de Glenn Gould”

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    Dans “Sentinelles”, Jean-François Sivadier explore la vocation des pianistes

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    Avec “Sentinelles”, Jean-François Sivadier interroge la virtuosité en musique

    Se référant au “Naufragé” de Thomas Bernhard, Jean-François Sivadier croise trois destins d’interprètes pour évoquer la condition de pianiste d’exception.

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    Les amis irréconciliables

    Avec « Sentinelles », Jean-François Sivadier s’attache à l’amitié de trois jeunes pianistes virtuoses réunis par une passion commune et exclusive qui finira par les séparer. Un spectacle brillant et incandescent, passionnant de bout en bout.

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    Le dramaturge et metteur en scène poursuit son exploration de l’art et des artistes à travers les portraits croisés de trois jeunes pianistes

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    Un morceau de choix : faire disserter, entre fugues et contrepoints, trois jeunes prodiges musiciens sur les affres de la gloire et… de l’amitié.

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    A travers le parcours de trois amis, tous pianistes virtuoses, Jean-François Sivadier tisse une fresque romanesque où, dans un jeu d’équilibre délicat, chacun évoque sa conception du monde.

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