La Défunte (suivi de) Pardonne-moi de me trahir

Nelson Rodrigues

Texte original en portugais traduit par Angela Leite Lopes, Alexandra Moreira da Silva, Thomas Quillardet, Marie-Amélie Robilliard

La Défunte (suivi de) Pardonne-moi de me trahir

Nous devons tous nous aimer, nous devons tout aimer. Aimer même les meubles comme des frères, comme une sœur la simple armoire ! Je suis revenu de là-bas en aimant tout davantage ! Nous renonçons à aimer trop de choses, nous oublions d’aimer trop de choses. J’arrive ici et qu’est-ce que je vois ? Que personne n’aime personne, que personne ne sait aimer personne. Alors il faut trahir toujours, dans l’espoir de l’amour impossible.

 

Traduit par Alexandra Moreira da Silva et Marie-Amélie Robilliard

La Défunte : Une jeune femme d’un quartier populaire de Rio, Zulmira, déclenche une machination pour avoir un enterrement somptueux, compensation post-mortem à une vie de frustrations.

 

Traduit par Angela Leite Lopes et Thomas Quillardet  

Pardonne-moi de me trahir : Une adolescente est élevée par son oncle. Quand il découvre qu’elle se rend dans une maison close, il la force à retrouver sa pureté en révélant de terribles secrets sur son passé.

 

En 1917, Nelson Rodrigues et sa famille viennent s'établir à Rio de Janeiro où son père, journaliste, fonde le quotidien A manha où Nelson fait à treize ans ses débuts à la rubrique des «faits-divers».

Il écrit sa première pièce, La Femme sans péché, en 1941. En 1943, sa seconde pièce, Robe de mariée, révolutionne les traditions théâtrales au Brésil et les conceptions scéniques en usage. Il obtient là le plus grand succès de son théâtre. Les pièces qui suivirent, Album de famille (1945), Ange noir (1946), Dame des noyés (1947), sont interdites par la censure. Il se voit obligé de rencontrer lui-même les autorités pour les convaincre de lever les sanctions. Album de famille ne sera pas autorisé pendant vingt ans. Bon nombre d'intellectuels se prononcent contre son théâtre. Il décide de nommer son théâtre, «théâtre désagréable». Les dix-sept pièces qui constituent sa dramaturgie, et qui ont été répertoriées par son exégète et ami Sabato Magaldi en trois cycles, les «tragédies mythiques», les «pièces psychologiques», et les «tragédies cariocas», ont été composées avec régularité jusqu'en 1965. Il n'écrira ensuite plus que deux pièces. Après sa mort survenue le 21 décembre 1980, à l’âge de 68 ans, Nelson Rodrigues devient le dramaturge le plus représenté et le plus respecté du théâtre moderne brésilien. Il a inventé une forme singulière basée sur le flash-back, et la représentation scénique du rêve et de l'inconscient.

 

La critique :


Nelson Rodrigues écrit et regarde des tragédies cariocas par le trou de la serrure.

Le théâtre de Nelson Rodrigues est une gageure scénique qui crée du rêve et de l'inconscient. L’imaginaire de Nelson Rodrigues révolutionne les traditions théâtrales du Brésil et les conceptions scéniques en usage. L’homme de théâtre analyse la nature humaine et la société Brésilienne sans fard, ni complaisance. Par une critique rigoureuse, son écriture donne ses lettres de noblesse à l’art dramatique brésilien et ouvre les portes d’une nouvelle dramaturgie contemporaine...

Dashiell Donello - Médiapart / Les Dits du Théâtre, 15 février 2017

 


 

Aide(s) à la publication

Ouvrage publié avec l’aide du ministère de la Culture du Brésil Fondation Bibliothèque nationale et traduit avec l’aide de la Maison Antoine Vitez Centre international de la traduction théâtrale.

15,00 € TTC

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