Le Roi Lear

William Shakespeare

Texte original en anglais traduit par Françoise Morvan

Le Roi Lear

Traduit avec la collaboration d’André Markowicz

Introduction et notes de Françoise Morvan

Lecture critique de Margaret Jones-Davies

 

LEAR.

Soufflez, les vents, à vous crever les joues,

Vous, cataractes, torrents drus, crachez,

Noyez le dard des clochers et leurs coqs,

Éclairs soufrés, foudroyant la pensée,

Avant-coureurs du feu qui fend le chêne,

Brûlez mes cheveux blancs ! Tonnerre, frappe

La gravide rondeur du monde, écrase

Les moules de Nature et dissémine

La semence d’où germe l’homme ingrat.

 

LE FOU. – Oh, mononc’, eau bénite de cour en logis bien sec vaut mieux que pluie comme il en tombe ici. Mononc’, mon bon, rentre, demande à tes filles leur bénédiction. Cette nuit-ci n’a pitié ni des sages ni des fous.

 

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