| Comme tous les soirs, dans cette ville-là comme dans toutes les autres villes - vingt ou trente années ? trente années...- La Fille jouera sa petite histoire, prendra des mines, habile à prendre des mines, fredonnera chansonnette et esquissera pas de danse. Comme tous les soirs, dans cette ville-là comme dans toutes les autres villes, elle racontera la journée terrible qui s'achève, la journée pénible qui s'achève, récit des diverses humiliations et aléas divers.
Comme tous les soirs, les deux boys, épuisés, fatigués, rêvant de s'enfuir, s'enfuyant, les deux boys feront mine, habiles à faire des mines, les deux boys l'accompagneront, tricheront avec elle, feront semblant.
Les amateurs de petite musique nostalgique et les explorateurs de voix neuves pourront être sensibles au charme discret de cette évocation tendrement désespérée du monde du spectacle.
Il sont trois à tourner, depuis des années, de salle en salle, aboutissant désormais dans de sinistres centres culturels banlieusards, où les consommateurs continuent de mâcher leurs frites et d'avaler de nombreuses bières pendant le spectacle.
Les Echos
Pour ceux qui aiment - et ils ont raison - le théâtre qui s'invente au présent.
Le Monde
Jean-Luc Lagarce est coupable d'un texte badin, trivial, dont la seule surprise est qu'il pratique l'autodénigrement.
Libération
Music-Hall est un texte tendre aux aspérités corrosives.
Témoignage chrétien
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