Historique
Créées en 1992 par Jean-Luc Lagarce et François Berreur
au sein du Théâtre de la Roulotte, compagnie Jean-Luc Lagarce.
L'écrit étant le centre du travail de création de
la compagnie et celle-ci ne disposant pas de lieu pour défendre
des écritures qui semblaient novatrices, c'est devant le constat
que l'écriture d'Olivier Py ne trouvait pas d'éditeur que
la décision fut prise de passer à l'acte et de créer
une maison d'édition : Les Solitaires Intempestifs.
Suite au décès de Jean-Luc Lagarce, en 1995, le Théâtre
de la Roulotte a été mis en liquidation judiciaire. Une
nouvelle association, la compagnie les Solitaires Intempestifs, a été
créée en 1996 et a racheté le fonds éditorial.
En janvier 1999, pour favoriser son développement et son autonomie,
les éditions deviennent une sarl.
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| Jean-Luc Lagarce |
François Berreur |
Pour la petite histoire...
Les Solitaires Intempestifs est le titre d'un collage réalisé
par Jean-Luc Lagarce en 1987 qui portait le titre initial de 1957-1987
avec sous-titre Et comble d'injustice, les jeunes gens d'aujourd'hui
sont plus beaux que nous ne l'étions. Ce n'est qu'en 1992 que
Jean-Lagarce trouva les moyens financiers de réaliser ce spectacle.
L'idée "d'avoir trente ans" avait disparu - Jean-Luc
Lagarce est né en 1957 - et restait, peut-être, présent
comme la promesse d'une nouvelle histoire, le personnage de l'écrivain,
dans Par les villages de Peter Handke, et les paroles de Nova :
(...) dans vos crises de désespoir vous avez
peut-être constaté que vous n'êtes pas du tout désespérés.
Désespérés, vous seriez déjà morts.
On ne peut pas renoncer ; ne jouez donc pas les solitaires intempestifs
: car si vous continuez à avoir de l'inclination pour vous-mêmes,
ne voyez-vous pas dans l'abandon où vous êtes une lueur des
dieux ? (...)
(...) Le ciel est grand. Le village est grand. La paix éternelle
est possible. Ecoutez la musique de caravane. Suivez le son qui pénètre
tout, englobe tout, rend compte de tout, redressez-vous tout en mesurant
et sachant, soyez vers le ciel. Voyez danser les pulsations du soleil
et fiez-vous à votre coeur qui bout. Le tremblement de vos paupières
c'est le tremblement de la vérité. Laissez s'épanouir
les couleurs. Suivez ce poème dramatique. Allez éternellement
à la rencontre. Passez par les villages.
Jeudi 9 janvier 1986
Aoste, (Italie) Vingt heures vingt
Etrange mélancolie, oui. Pas de désespoir
intempestif incontrôlé, non, seulement mélancolique,
solitaire (bientôt vingt neuf ans).
Jean-Luc Lagarce, Journal, Cahier X
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